Faire de l’école et de l’éducation une véritable priorité

Ciment du pays, l’école publique a terriblement souffert ces cinq dernières années en particulier à l’étranger : réduction drastique des budgets dès 2017 (– 33 millions de crédits pour l’AEFE : voté par le député sortant), hausse de l’effort financier demandé aux familles, rémunération des enseignants, conditions de travail, manque d’investissements dans le réseau existant des lycées et fléchage du financement de structures privées. De nombreuses familles ne peuvent plus envoyer leurs enfants dans ce qui devrait être un service public de base, certaines familles doivent même choisir entre leurs enfants ! 60% des enfants français ne sont pas scolarisés dans le réseau d’enseignement français, la plupart du temps pour des raisons financières : c’est une aberration politique et un déni républicain. A terme, certains de nos concitoyens pourraient ne plus être en capacité de maîtriser notre langue.

Recourir à des contrats de droit local pour pallier les difficultés de recrutement en embauchant des enseignants sans perspective d’avancement, précarise tout le système scolaire destiné aux Français résidant à l’étranger et au-delà, l’enseignement du Français à l’étranger nécessaire à la préservation et au développement de la francophonie.

L’État doit s’engager à nouveau pour garantir à tous un enseignement public, laïque et accessible et stopper les privatisations en cours. La soutenabilité financière de cette réforme doit s’organiser sur un temps longs et résulter d’équilibres de politiques publiques dépassant l’AEFE.

Nous reverrons donc la situation et le nombre des enseignants (en particulier de l’AEFE), ce qui suppose une approche nationale pour que les viviers en France soient suffisants pour détacher les enseignants à l’étranger. Nous reverrons également l’accès à la gratuité et aux bourses.

Voir aussi notre position ici « 19 mai : stop au saccage de l’enseignement pour les Français à l’étranger«